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L’allaitement après une chirurgie d’augmentation mammaire péri-aréolaire

Chaque année en France des milliers de femmes ont recours à une augmentation mammaire. La grande majorité d’entre elles ont moins de 30 ans et n’ont pas encore eu d’enfants. L’allaitement est donc une préoccupation pour les femmes qui envisagent une grossesse après l’intervention.

Différentes incisions pour une augmentation mammaire

Une augmentation mammaire peut être réalisée grâce à plusieurs options d’incisions : au niveau de l’aréole, dans le pli sous-mammaire, au niveau de l’aisselle… La plupart des chirurgiens et lorsque la pose des implants le permet, choisissent une incision péri-aréolaire (autour de la partie pigmentée du mamelon) ou dans le sillon sous-mammaire car il a été démontré que les résultats obtenus étaient plus efficaces avec ces approches qu’avec les autres options. Cependant, il n’y a pas de mauvais choix, seulement des options d’incisions permettant davantage de contrôle et de meilleurs résultats avec certains chirurgiens.

L’augmentation mammaire pré-aréolaire affecte-t-elle l’allaitement ?

Malgré la proximité du mamelon et de l’aréole, l’incision péri-aréolaire n’entraîne pas une augmentation du risque de diminution de la sensation du mamelon ou une augmentation du risque d’altération de l’allaitement après la chirurgie.

En effet, les nerfs et les canaux du sein pénètrent dans le mamelon par le bas, un peu comme les racines d’un arbre. Ainsi, en restant à la périphérie de l’aréole, un chirurgien expérimenté peut éviter les structures critiques situées immédiatement sous le mamelon.

Un chirurgien n’a cependant aucun moyen de voir sous la peau, ni même formellement identifier les structures plus profondes du sein à l’œil nu. Cela n’élimine donc pas tous les risques.

Les risques potentiels

Chaque fois qu’un chirurgien pratique une augmentation mammaire, il existe un risque pour les structures sous-jacentes de l’appareil de production de lait en raison d’une blessure accidentelle ou d’une contracture de cicatrice non contrôlée pouvant altérer la forme des canaux ou des lobules mammaires où le lait est produit. Évidemment, un chirurgien expérimenté prend toujours soin de s’assurer que ses gestes sont effectués de manière à ne pas nuire à la capacité d’allaiter de la patiente.

La formation de cicatrice, cependant, est un processus qui se produit progressivement tout au long des semaines, voire des mois après la fin de la procédure. Ainsi, il existe un léger risque que la cicatrice plie les canaux, empêchant ainsi le lait d’atteindre efficacement le mamelon. C’est un phénomène assez rare.

Si d’autres procédures sont associées à l’augmentation mammaires, comme la correction d’une ptôse mammaire, il existe également un léger risque de problèmes d’allaitement en raison de l’ablation de tissus permettant de remodeler le sein. Heureusement, la plupart des femmes qui subissent une correction de ptôse mammaire n’envisagent généralement pas de nouvelles grossesses après la procédure.